Chers adhérents d’Ad Nova,

Ce 15 juin 2026, un nouveau courrier d’allure officielle a plongé l’ensemble de la communauté scolaire dans la perplexité.


Ce courrier émane de René Fuchs, ancien directeur de l’école, et d’Edouard Sautter, ancien président du conseil d’administration.

Sa syntaxe bancale et son intention incertaine traduisent un embarras évident.
Il est vrai qu’il est inconfortable d’intervenir dans un débat auquel, de son propre aveu, on ne comprend pas grand-chose…

A trois reprises, les auteurs de ce courrier déclarent qu’ils « ne comprennent pas » la situation.

Dans ce cas, était-il utile de la commenter ?

Et peut-on sérieusement croire que deux personnes qui ont exercé des responsabilités éminentes au sein de l’école ignorent à ce point les ressorts de la crise actuelle ?

Sans doute nos grands anciens ont-ils été distraits ces derniers mois, car leur tableau de cette crise semble dater de novembre 2025.
En feignant de croire encore qu’elle tourne autour de la candidature de Brice Parent, ils occultent son véritable enjeu, qui est le dysfonctionnement persistant du conseil d’administration.

En s’étonnant que le conflit soit devenu public, ils oublient que seules les circonstances de son licenciement ont conduit Pierre de Panafieu à saisir la justice – qui, en l’état, lui a donné raison.

En réduisant le conflit à une question « d’axes de développement », MM. Fuchs et Sautter minimisent la gravité des manquements du conseil d’administration. Ils n’apportent aucune réponse aux critiques argumentées qui s’expriment contre le choix de M. L’Hôtellier, tant du point de vue de la méthode que du point de vue du choix du candidat. Ils n’expliquent ni le musèlement de l’APEEA ni la tentative de musèlement du CSE, auxquels la direction est évidemment étrangère.

Ils déplorent la dégradation du climat de l’école, et oublient de rappeler que cette dégradation est largement due à la guerre d’usure que le conseil d’administration mène contre l’ensemble de l’équipe de direction.

En engageant leur autorité, réelle ou supposée, ils perpétuent un mode hiérarchique de gestion du conflit, sans égard pour les revendications des parents, ni pour le personnel, qui a manifesté son opposition par courrier et par voie de grève.

Leur intervention se termine par un appel à une « issue concertée ». Cet appel méconnaît le fait que l’intransigeance du conseil d’administration a d’ores et déjà mis l’avenir de l’école entre les mains des juges.

Une telle asymétrie d’analyse confine à la désinformation et nous trouvons incorrect que deux personnes qui sont, depuis le début, associées aux origines mêmes de la crise puissent s’y prêter.

Nous jugeons inacceptable que des canaux de diffusion touchant l’ensemble des parents, comme Ecole directe, servent à l’expression d’opinions individuelles, alors que des canaux d’expression équivalents sont refusés à d’autres intervenants, à la direction, ou à notre propre association.

Ce courrier, joint aux courriers de la semaine dernière, conforte l’impression d’une campagne organisée contre la direction.

Le conseil des parents de l’association Ad Nova

A Paris, le 17 juin 2026

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